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Filmic et gris moyen
#1
Bonjour

Suites aux dernières vidéos d'Aurélien (toujours très instructives), j'ai vu qu'il réglait le gris moyen à 18.45% dans filmic puis ajustait l'exposition pour obtenir l'éclairage souhaité ; il me semble qu'on peut obtenir a peu prés la même chose  pour différent couple (luminance gris moyen de filmic, niveau d'exposition du  module exposition). Ma question (sans doute stupide) est quelle est la raison pour choisir les 18.45% sachant filmic normalement le gris moyen est remappé à 18.45% (enfin si j'ai bien compris)?

Merci d'avance
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#2
Aurélien l'explique, là, à environ 6'00 de sa vidéo, le réglage par défaut est conçu pour donner un rendu à peu près équivalent à un jpeg boîtier d'entrée sans passer par l'exposition... et en explique les raisons très diplomatiques... brosser dans le sens du poil ceux qui veulent d'emblée le rendu qu'ils avaient vu au dos du boîtier. Soit 9.23%, en fait 50% du gris moyen cible, ça booste la luminance.
Par contre pour un développement complet il précise que ce n'est pas plus mal de commencer à 18.45%, donc comme la valeur cible, il pourrait même en fait prendre un des pré-réglages "Plage dynamique xx IL" où tout est centré sur la courbe, la position du gris moyen, les expos relatives à 50/50 et la luminance du gris comme la valeur cible (visible dans l'onglet affichage)
La raison c'est pour être neutre dans les réglages de curseurs au départ... mais en fin de devel son point gris moyen (la pastille orange) est largement descendue sur la courbe, assez logique vu ce type de prise de vue. Sa plage IL est aussi plus réduite que les 14 EV du pré-réglage de base, photo issue d'un Nikon D1x, expliqué dans cette autre vidéo d'Aurélien à env. 31'00.
Encore une fois ne pas se focaliser sur des chiffres, le principal est que ça contente l’œil à l'arrivée, lui il a besoin d’entraînement, j'en sais quelque chose quand je vois mes premiers pas sur dt c'est une horreur.

re-édition
Le gris moyen reste un gris moyen filmique ou pas
Ce que fait filmique c'est de faire rentrer dans le moule de la cible toutes les données qu'il a à l'entrée, celle d'un moule plus large. Il place une position relative du gris moyen (la pastille orange) elle même dépendante de celles (toutes aussi relatives) du blanc et noir (les points blancs de la courbe), ce qui permet de dilater plus ou moins la zone centrale autour de ce gris moyen relatif. Et la luminance de ce gris relatif est réglée avec le premier curseur.
Bien réglé on a quasiment pas ou plus d'affichage d'alerte de sur/sous exposition, il décompresse les hautes et basses lumières ce qui permet d'y retrouver détails et structure.
Il se trouve que parfois la luminance du gris moyen relatif soit proche des 18% théorique pour un résultat plaisant.
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#3
Bonjour
Merci pour ta réponse  ; si je comprends bien il n'y a pas de raisons "cachées", seulement esthétiques.
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#4
Non pas de raisons cachées, esthétiques on peut le dire comme ça.
Le setup de base de filmique donne un aperçu proche du jpeg boîtier et même meilleur pour bien des boîtiers que la courbe de base.
On peut même renforcer le rapprochement en désactivant dans l'onglet look "préserver la couleur", mais comme le dit Aurélien c'est un peu se tirer une balle dans le pied pour la chrominance.
Esthétiques mais aussi pratiques à usage de ceux qui font leurs premiers pas en développement.
Au début, je me fie à mon expérience, on a du mal à identifier les problèmes sur une image, plus simple pour la luminance (ce que traite essentiellement filmique), plus compliqué pour les problèmes de chrominance.
Ainsi en partant d'une image déjà très crédible c'est peut-être plus simple pour un newbie.
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#5
Salut à tous,

je commence à avoir des résultats meilleurs avec le nouveau filmique (re-traitement de "vieilles" images à l'appui), mais quelquefois c'est assez long et pour l'instant c'est un peu au pif, et sur certaines images j'ai des soucis. Même si j'ai compris la vidéo d'Aurélien Pierre et surtout le besoin de dissocier luminance et couleur, mais entre comprendre la logique et appréhender totalement les différents paramètres à appliquer, il y a un pas. "Rome ne s'est pas fait en un jour"

Cordialement

François

W10 64b fam
EOS 7d et nbx obj M42, FujiX20


[Image: DT321.jpg]
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#6
Au delà de l'outil qu'il ne faut pas utiliser comme un automate je pense que la première démarche consiste à identifier les problèmes inhérents de la prise de vue.
Puis adapter l'outil en fonction des problèmes à corriger en évacuant en premier ceux qui sont le plus facilement identifiables sans être impactant en luminance ou chromaticité sur le workflow ; recadrage & composition, redressement des verticales, j'ajoute automatiquement réduction du bruit profil et correction des objectifs.
Après ce n'est plus qu'un problème de luminosité, chrominance, contraste, à traiter dans cet ordre, les problèmes seront mis en évidence d'eux mêmes.

Je cherche d'abord les zones cramées avec l'alerte de surex raw, là je sais que je n'en ferais rien ou pas grand chose. Dans les ciels reconstruire hautes lumières pourra le cas échéant s'appuyer sur les pixels adjacents pour redonner un peu de teinte. Comme le dit Aurélien c'est aussi un bon indicatif pour ne pas pousser trop loin l'exposition relative du blanc dans filmique au risque de virer ces zones en aplats gris, moches et irréalistes.
Ensuite je relève dans exposition la luminance pour la zone d’intérêt de l'image, soit au pif soit avec le mode auto assez fiable en paysage, il retourne la valeur de re-exposition à appliquer. J'expose pour les hautes lumières, j'ai donc des sorites de boîtier sombre à très sombre.
Suffisant pour apprécier la balance des blancs pour une vue en lumière du jour, on est dans l'onglet des modules de base on peut y faire un tour.
Et direction filmique pour équilibrer les luminances sur l'ensemble de la vue et au besoin un tour dans égaliseur de ton pour donner un coup de pouce à filmique.
Jusque là c'est assez simple à identifier.
La chrominance peut être complexe, plus simple à traiter en lumière du jour, un peu plus difficile si la scène profite aussi de lumière réfléchie, mais le module balance couleur peut s'en sortir seul, y compris pour la saturation et le contraste global. Si la scène est éclairée en plus de lumières artificielles ou que de celles ci, là ça peut devenir coton du fait de spectres lumineux très différents voire à la limite des possibilités du capteur.
Contraste local et/ou égaliseur de contraste pour finir, là chacun y voit midi à sa porte, certains aiment garder une douceur, d'autres poussent un peu plus les curseurs.
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