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Filmique : échelle de plage dynamique
#1
Bonjour
Dans son dernier tutoriel, Philippe applique à "filmique/scène/échelle plage dynamique", une valeur correspondant à la dynamique de son boîtier donnée pour 100 iso.
Je ne comprends pas le principe, car il s'agit d'une échelle en pourcentage qui va de -50% à +50 %.
La mobilisation du curseur entraîne une diminution/augmentation de la plage dynamique donnée par expo blanc+(-expo noir). Ces dernières valeurs sont modifiées de manière à ce que leur somme corresponde à une augmentation/diminution égale au pourcentage de l'échelle.
Je suppose que la somme des expositions relatives doit plus ou  moins correspondre à la dynamique de son boîtier pour la valeur d'iso de la photo.
Alain Wasniewski
Windows 8.1
Windows 11 21H2
Ubuntu 22.04
darktable 4.0.0
Canon 650 D. Canon 18-135 mm. Canon macro 100 mm
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#2
> Je suppose que la somme des expositions relatives doit plus ou  moins correspondre à la dynamique de son boîtier pour la valeur d'iso de la photo.

Oui effectivement sans que ce soit incontournable, bon, je n'ai pas vu la vidéo mais de ce que je comprends l'échelle de la plage dynamique n'est pas là pour y mettre en % la valeur PDR du capteur... mais peut intervenir quand même à cet usage.

De façon globale les curseurs des onglets scène et look sont représentatifs de ce que fera filmique en sortie de module.
Au delà de la théorie du module, faudrait il encore en connaître précisément les algorithmes utilisés, pour ça il vaut mieux se référer aux vidéos d'Aurélien, un petit exercice simple permet de mieux en comprendre le fonctionnement.
Si il y a une relation avec le capteur qui aura pris la photo, au mieux elle est à faire avec la somme des valeurs absolues de l'exposition relative du blanc et du noir.
Pour simplifier disons que notre capteur imaginaire sait couvrir 10 IL à sa sensibilité native, donc 10 IL pour cette somme des valeurs absolues.

A partir de là je propose pour l'exercice de régler filmique de façon neutre.
A savoir pour l'onglet scène les valeurs suivantes.

[Image: Capture-1.png]

Et de la sorte pour l'onglet look

[Image: Capture-2.png]

Revenons au premier onglet scène :
On constate une parfaite symétrie de la courbe
Le gris moyen représenté par le point orange, pile à 50% du noir et du blanc (attention le gris moyen n'est pas la luminance du gris du premier curseur)
Les expositions relatives du blanc et noir par les points blancs, eux mêmes à mi chemin entre le gris moyen et les extrèmités de la courbe.
Le premier +5 IL, le second -5 IL, nos 10 IL, mais constat à faire... quelque soit l'écart de la plage 10, 12 , 15 IL, la courbe ne bougera pas d'un iota, mais pas l'histogramme ni le rendu.
Par contre si tu mets +6 IL et -6 IL et qu'en descendant l'échelle de la plage dynamique vers 20 % on retrouve exactement la même image et aussi nos +/- 5 IL initiaux... comme tu en as fait la remarque

Personnellement je me suis fait des favoris qui ont en entrée une plage IL équivalente au mieux de ce que peut donner mon capteur.
Le premier rendu à l'activation de filmique semble plus crédible qu'avec des valeurs trop éloignées... mais ça n'a rien d’obligatoire de procéder ainsi.

Généralement la première démarche consiste à rechercher le bon équilibre de la luminance du gris moyen.
On peut voir ce que ça donne en partant de l'exemple neutre ci-dessus, plus le curseur est à droite et logiquement plus l’histogramme dérape vers les noirs et inversement... et de façon corrélée la plage IL se sera réduite ou inversement étendue de façon très significative.
On notera au passage que la courbe n'a toujours pas bougé d'un seul mm.

Comment corriger ces écarts de plage IL très distants de ce donne le capteur, et bien justement grâce au curseur "échelle plage dynamique" qui va dilater ou comprimer cette plage, on le constate facilement sur l'histogramme, qui est un bon repère dans ce cas.
Si par exemple la luminance gris moyen est correcte vers 8% pour l'image il faudra descendre vers -24% l'échelle de plage pour retrouver une plage IL proche de notre nominal initial 10 IL et probablement une image plus équilibrée.

C'est tout l'intérêt du curseur, corriger globalement la plage sans toucher aux réglages fait initialement sur les expositions relatives... ici dans et pour l'exemple celles ci sont toujours restées à mi-chemin entre le gris moyen  et une extrémité de la courbe.

Voilà pour cet onglet, et pour le suivant, look :

On doit retrouver notre courbe, vu qu'elle n'aura pas bougé.
Que fait le premier curseur. Je l'avais mis à 1,20 pour ne pas avoir de partie écrêtée.
En fait, lui, ne joue que sur la pente de la partie affine de la courbe, plus le contraste est fort et plus la pente est importante, plus la courbe globale prend la forme d'un S jusqu'à talonner dans les hautes et basses lumières.

Que fait le deuxième curseur, latitude.
Lui aussi il va modifier notre courbe, dans mon exemple à 50% (il peut aller jusqu'à 100%)
50% c'est justement la position des mes points blancs à mi chemin du centre aux bouts de la courbe, en tirant vers 0% ils finiront par rejoindre le gris moyen, à 100% ils vont rejoindre les deux extrèmités de la courbe, si le contraste est à ce moment à 1 nous avons une courbe affine d'un bout à l'autre.

[Image: Capture-3.png]

Pour mieux mettre en évidence les fonctionnalités, j'ai scotché dans un premier temps les trois points significatifs de la courbe, puis libéré les deux points blancs. Reste le point orange qui n'a toujours pas quitté le centre si l'on m'a bien suivi.

En fait c'est lui que l'on règle habituellement en deuxième démarche dans filmique par le réglage de la position relative du point blanc, puis point noir juste après la recherche de la luminance du gris moyen... mais pour l'exercice il valait mieux changer cet ordre.

J'espère que cette approche par l'exercice aura mieux fait comprendre les effets individuels de ces curseurs.

Quant à la plage dynamique à opter pour démarrer par rapport au capteur utilisé, soit on se fait des favoris, soit on peut jouer directement avec "échelle de plage dynamique" pour retrouver une somme des valeurs absolues des expos relatives à ~ de ce que le capteur à pu produire à sa valeur native ou amplifiée.
C'est peut-être ce que voulait dire Philippe en mentionnant l'utilisation du curseur "échelle plage dynamique"
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#3
Merci pour toutes ces explications. Je suis encore très loin de maitriser FilmiqueRGB mais je comprends de mieux en mieux ce que je fais avec et je trouve que c'est nettement plus puissant que "courbe de base" et "ombres/lumières" que j'utilisais avant.
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#4
En fait comme souvent avec un nouveau module il faut en comprendre le fonctionnement ou au moins les effets apportés. On commence par aller voir les informations de développement et là nous avons une grande chance d'avoir une communauté de développeurs francophones allant au-delà du codage en proposant par des vidéos la théorie, puis une approche didactique et vulgarisée de l'utilisation.

Mais il est important avant utilisation de se faire sa propre approche autodidacte, en lisant l'aide contextuelle (le manuel quant-il sera disponible), en comprenant ce à quoi correspond la terminologie, en poussant les curseurs en peu comme ce que je propose ci-dessus, afin d'en apprécier les effets, un œil sur l'histogramme ou les alertes qui sont des bons guides, voire en activant/désactivant pour apprécier l'avant/après.

C'est la prise en main pour une utilisation plus intuitive, l'expérience fera le reste.

Oui filmique-rvb et ses modules associés vont s'imposer par rapport à la méthode initiale tant le résultat est plus efficace et rapidement obtenu.
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#5
(28-02-20, 09:28)JacoTux a écrit : En fait comme souvent avec un nouveau module il faut en comprendre le fonctionnement ou au moins les effets apportés. On commence par aller voir les informations de développement et là nous avons une grande chance d'avoir une communauté de développeurs francophones allant au-delà du codage en proposant par des vidéos la théorie, puis une approche didactique et vulgarisée de l'utilisation.

Mais il est important avant utilisation de se faire sa propre approche autodidacte, en lisant l'aide contextuelle (le manuel quant-il sera disponible), en comprenant ce à quoi correspond la terminologie, en poussant les curseurs en peu comme ce que je propose ci-dessus, afin d'en apprécier les effets, un œil sur l'histogramme ou les alertes qui sont des bons guides, voire en activant/désactivant pour apprécier l'avant/après.

C'est la prise en main pour une utilisation plus intuitive, l'expérience fera le reste.

Oui filmique-rvb et ses modules associés vont s'imposer par rapport à la méthode initiale tant le résultat est plus efficace et rapidement obtenu.

Bonjour,
je vous remercie pour cette démonstration, elle m'a beaucoup aidé à comprendre Filmique RVB.
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#6
(28-02-20, 00:07)JacoTux a écrit : ...

Quant à la plage dynamique à opter pour démarrer par rapport au capteur utilisé, soit on se fait des favoris, soit on peut jouer directement avec "échelle de plage dynamique" pour retrouver une somme des valeurs absolues des expos relatives à ~ de ce que le capteur à pu produire à sa valeur native ou amplifiée.
C'est peut-être ce que voulait dire Philippe en mentionnant l'utilisation du curseur "échelle plage dynamique"

Merci
C'est bien ce que j'avais compris et testé, mais pas avec autant de compétence que toi.
C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tiqué sur la vidéo de Philippe, ou alors, je n'ai pas compris sa manip.
Alain Wasniewski
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#7
> C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tiqué sur la vidéo de Philippe, ou alors, je n'ai pas compris sa manip. 

Ce n'est pas si simple de faire des tutos vidéo de qualité, mêlant une bonne approche pédagogique, didactique tout en vulgarisant des notions parfois complexes. A priori Philippe, bien que préparant probablement ses sujets avant, semble enregistrer "one shoot" sans montage vidéo ultérieur, une erreur est vite arrivée dans ce cas. Et l'auto-contrôle est loin d'être fiable.
M'enfin je lui ai signalé par un message sur sa chaîne YT, il précisera lors de sa prochaine vidéo.

Ses tutos sont très bien, le ton de la voix, le calme sans précipitation pour passer d'une action à l'autre font qu'elles sont faciles à suivre voire à répliquer en live l'exercice pour ceux qui ont deux écrans.
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#8
Arrrh, je reviens pour un peu plus d'explications concernant la plage dynamique du capteur et cette notion dans filmique.

Coté capteur, en fait on récupère un signal électrique au niveau de ses photosites.
Ce signal n'est jamais nul sous tension.... à minima le bruit de lecture et la tension résiduelle dans le noir total.
Pour faire rapide sa dynamique est de 20 x log ( tension maximale / ( tension résiduelle + tension du bruit de lecture)), le tout exprimé en dB

Aparté : on comprend au passage que ce qui est au dénominateur est une valeur quasi fixe dépendante du matériel / électronique / algo de traitement embarqués et que seule la variable dans l'histoire est la lumière reçue par le capteur qui va de rien jusqu'à saturer complément les photosites.
Dit autrement votre bruit est presque linéaire (selon le traitement du signal derrière ça peut varier un peu voire quand même exploser si l'amplification du signal est délirante )
Qui n'aura pas constaté des prises de vue faites à 100 ISO bruitées à outrance (help rawfiner) et d'autres prises à 6400 ISO où l'on se demande bien pourquoi on a activé le module de dé-bruitage.
La seule notion qui compte c'est le rapport signal (au-dessus) sur bruits (au-dessous de la barre fraction)
Si le signal est fort on peut presque négliger le bruit... et il peut être fort même en basse luminosité avec un diaph grand ouvert et laisser du temps aux photons pour monter le signal en puissance et ça le fait.

Mais bon pour nous photographes on exprime l'écart maxi possible de nos capteurs, en IL ou EV, voir ici.
Si la capacité PDR des capteurs est maximale à leur valeur de sensibilité native, vos photos dans un contexte de luminosité peu contrasté auront bien peu de chance d'avoir une telle plage IL, valeur entre les pixels les plus sombres et les plus lumineux.

En d'autres termes s'agacer à vouloir donner à filmique la plage IL pile poil de votre capteur est déjà illusoire. De toutes façons filmique va tous les avaler en entrée, sauf ceux qui auraient été mis hors jeux (écrêtés pour de bonnes raisons) par des modules intervenant dans le pipe avant lui.
Tant qu'il sont entre le noir et le blanc filmique va les mapper.

Et rien n'interdit d'élargir cette plage d'entrée à plus fort, comme Aurélien le fait dans ce tuto, là le schéma serait différent. Le Nikon D1 c'est une PDR de 6,5 IL environ ... il finit son développement à pas loin de |+6.98|+|-3.92|=10,90 IL
[Image: capture-sch-ma.jpg]
Ceci pour dire que |expo relative blanc| + |expo relative noir| peut être travaillé dans les deux sens et n'a pas de nécessité à être proche de la plage capteur au final quant on sort de filmique.

Rien n'interdit de démarrer filmique avec n'importe quelles positions de curseurs, mais l'avantage d'avoir à l'entrée une plage proche du capteur ayant pris la photo ou de la dynamique de la photo elle même et des expositions relatives B & N pré-réglées à 30% et 70% de la plage accélère son utilisation car on obtient d'emblée un visuel déjà de bonne facture dès que la luminance du gris moyen a été trouvée.
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#9
(28-02-20, 20:29)JacoTux a écrit : ...
Rien n'interdit de démarrer filmique avec n'importe quelles positions de curseurs, mais l'avantage d'avoir à l'entrée une plage proche du capteur ayant pris la photo ou de la dynamique de la photo elle même et des expositions relatives B & N pré-réglées à 30% et 70% de la plage accélère son utilisation car on obtient d'emblée un visuel déjà de bonne facture dès que la luminance du gris moyen a été trouvée.

Merci Jacky, c'est très intéressant.
Instinctivement, c'est ce que j'avais fait. Des pré-réglages expo blanc/noir par plage d'iso correspondant à la plage dynamique de mon capteur.
Encore que la différence entre 100 iso et 1600 iso reste modérée (11.23-9.49)
Quitte à jouer sur l'échelle pour modifier cette plage.
Il me semble avoir vu (Aurélien ou Luc) que l'on pouvait tendre vers une égalité blanc/noir. C'est ce que j'ai mis dans mes pré-réglages.
Tu parles d'un ration 30/70 %.
Je suppose que cela dépend de la photo et peut-être du goût de l'auteur.
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#10
> Il me semble avoir vu (Aurélien ou Luc) que l'on pouvait tendre vers une égalité blanc/noir.
Oui tout dépend de l'image en entrée, si il y avait une règle qui fonctionne dans tous les cas les curseurs n'auraient pas de justification.

> Tu parles d'un ration 30/70 %. Je suppose que cela dépend de la photo et peut-être du goût de l'auteur.
Non ça dépend de la photo en entrée et de l'équilibre des basses et hautes lumières si l'histogramme est chargé à gauche ou plutôt à droite.
Sur un clair obscur 30/70 fonctionne moins bien par exemple.
J'ai réduit à trois pré-réglages, ça fait gagner un peu de temps ; 30/70, 50/50 et 65/35
Pour des vues courantes en lumière extérieure et/ou globalement bien éclairées je pars sur 30/70, sachant que si l'on veut garder de la teinte sur les ciels il ne faudra pas descendre de trop le blanc.
Dans tous les cas il est important d'avoir avant fait un bon positionnement de la luminance du gris moyen.
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